10 trucs pour sauver 2011 + 1 truc à garder de 2010

 

 

 

 

 

 

 

Si on regarde bien, tout est là : 2011 est une année en danger. J’ai essayé de réfléchir à 10 trucs à faire + 1 truc que l’on pourrait garder de 2010 pour défendre l’honneur et la santé de 2011. (ce sont seulement des propositions, en aucun cas des solutions miraculeuses…)

  • Stephan Hessel nous souhaite de trouver un objet d’indignation : Un truc à sauver pour 2011 serait d’abord ça, la capacité à s’indigner, mais pas juste dans son fort intérieur ou assis devant sa télé.
    Pour sauver 2011, il faudra plus que ça, il faudra une indignation concrète, pas 365 indignations silencieuses, mais une – au moins une – qu’on assumera, qu’on défendra, qu’on répandra. Une indignation contagieuse et créative…
    Les sujets ne manquent pas et ne manqueront pas. Il en va de la survie de 2011, ne l’oubliez pas…
  • Avec la révolte, il nous faudra de l’humour. Pour sauver 2011, nous aurons besoin de fous rires. Les fous rires souvent naissent entre amis, autour de repas ou au bord de piscine, les fous rires viennent parce qu’on lâche prise sur quelque chose, qu’on s’abandonne un peu, qu’on laisse entrer en soi un peu de jeunesse.
    Le second degré nous sera également salutaire pour supporter les carnages divers et variés, le cynisme généralisé et les mensonges racontés à la télé.
  • Nous devrons être informés. On ne sauve bien quelque chose que si on sait deux ou trois choses sur le sujet. Pour ça, on peut s’abonner à des mediapart et autres sources d’informations, visiter des blogs de résistants, croiser la source Le Monde avec celle de Libé, et préférer regarder C dans l’air que le JT. Je n’ai pas de conseils à donner, mais pour être bien informé, il faut forcément un peu travailler, chercher, lire et écouter (Mermet, par exemple), recouper et vérifier.
    C’est un des gros morceaux du sauvetage, j’en ai conscience, et nous devrons nous entraider.
  • Il y aura des résistances à mettre en place : résister à des propagandes, résister à la flemme, résister aux contes de fées, résister à la peur… aux nôtres et à celles qu’on va nous fabriquer.
  • Le désir sera à la source de beaucoup de nos actions. Mais ces trucs-là comme le désir, ça ne se décrète pas. Pourtant, on peut l’entretenir, le provoquer, le saisir. Il fait être attentif, très très attentif. À soi, puis aux autres. Aux paysages, aux lumières, aux petits instants joyeux, aux sensualités aperçues, aux clins d’œil croisés, aux nuances…
  • Notre langage va être prépondérant. Comprendre le vocabulaire, se rappeler que les mots produisent du sens et que ce sens induit nos actions.
  • Et ainsi nous développerons davantage de dialogues. Trouver les mots, et surtout les dire. Parler avec l’autre pour éviter le malentendu, pour s’éviter d’être mal entendu, pour aller vers une discussion plutôt que vers une persuasion, pour exprimer aussi bien les opinions que les émotions. Peut-être pas tout dire, mais dire mieux…
  • Nous devrons nous faire du bien pour être plus solides et mieux assurer le sauvetage. Là, chacun est libre de son interprétation de ce qui lui va. Il y a des tas de possibilités, elles ne sont pas toutes onéreuses, mais elles sont à chaque fois luxueuses puisqu’il s’agit de votre bonheur… À pratiquer sans modération.
  • N’oublions pas de continuer nos passions. Et puis peut-être sortir le bout de notre nez plus souvent, pour aller dans les films, dans les spectacles, dans la musique, dans la poésie, dans les livres, dans les expos… Regarder autre chose, autrement, planer en dansant, se poser des questions, ou simplement voyager…
  • Et puis, pour finir ce plan Orsec d’un sauvetage 2011 en bonne et due forme, il y a l’indispensable libre-arbitre. En gros, vous aurez le choix de faire ou de ne pas faire tout ce que j’ai évoqué au-dessus. Ou d’en faire un peu, ou beaucoup.
    D’être un simple sauveteur, pas un héros. Donc de pouvoir baisser les bras de temps en temps, de se reposer sur les autres par moments, de trouver d’autres chats à fouetter ou d’autres idées pour sauver.
  • Le truc à garder de 2010, c’est à vous de décider. Le truc que vous avez préféré, ce qui vous a comblé à peu près toute l’année, la chose que vous considérez essentielle à votre équilibre intérieur (celui qui est tout au fond de vous-même), la beauté renversante, le rayon de soleil de votre année. Ça vous le gardez précieusement…
    Ajouté au reste, ça devrait faire un bon soutien au combattant que vous allez devenir !

Ensemble, nous sauverons (peut-être) 2011, et croyez-moi, mon petit doigt me dit que ça en vaudra la peine !