La philo-sophie : le retour !

J’avais déjà évoqué (je ne sais plus où, la note est dans le magma du désordre précédent, à l’époque où je mettais des tags pour faire la poète, et que je ne songeais pas à l’intérêt du tag pour classifier l’archive) (il me semble que c’était dans une philo-sophie) (à ma décharge, je débutais en blog, et je trouvais amusant ces nuages de mots sans queue ni tête) (depuis, j’ai progressé et compris l’utilité du rangement) (le désordre étant déjà là partout, en nous, autour, rangeons ce qui peut l’être…) (là, j’ai écrit un truc de dingue, surtout à qui connaît ma chambre…) donc j’avais évoqué la théorie du petit orteil.

Petit orteil qu’on cogne au coin des meubles, au coin du lit, et qui ne sert à rien d’autre que ça : le cogner et avoir mal. La théorie dit qu’il n’existe que pour ça : sentir à travers cette douleur qu’on est vivant. Je viens de l’éprouver à nouveau ce matin, donc, oui, ce matin, je suis bien vivante, et cela me permet de me rappeler de ma grand-mère quand elle disait : « arrête de marcher pieds nus ! »
(mais n’est-ce pas délicieux de marcher pieds nus… c’est comme un reste d’été) (je m’égare, je sens que ce texte va être difficile à finir)
(et dans l’exercice du billet de blog, comme dans beaucoup d’écritures, la chute est essentielle à la qualité du texte, c’est avec la chute que le lecteur va rester, c’est la chute qui va le faire repartir dans la pensée du texte entier, c’est la chute qui va l’accompagner)

Au départ (quand je m’avançais vers mon bureau pour rédiger ce texte avant de me cogner au coin du dit bureau), je voulais parler de l’engagement, de comment on s’engage soi dans quelque chose. Certains le programment, le prévoient, l’organisent. Et d’autres, comme moi, trop angoissés de l’avenir, incapables de se projeter sinon ça panique grave, se contentent de répondre à une injonction, attendent de pousser une porte, espèrent que quelqu’un les bouscule vers un autre endroit.
Ce qui sauve les frileux dans mon genre, c’est la curiosité. Vous n’imaginez pas ce qui peut se passer dans votre vie grâce à la curiosité ! Là, par exemple, juste parce que j’ai dit à Célestin : « viens, on va demander par curiosité » et qu’on a ouvert cette porte, il va y avoir une sacrée aventure à venir… (dont je ne manquerai pas de parler ici, mais là on se calme, on respire, je suis en pleine phase d’engagement)

La chute :

  • Je pourrais lancer une question, style « et vous, vous en êtes vous au niveau de l’engagement ? », ça marche bien sur les blogs ce genre de questions, ça interpelle le petit narcisse qui est en nous, et on répond des trucs du style « Moi, je… ».
  • Ou alors je termine par une phrase façon cadavre exquis : « Curieux, le petit orteil a poussé la porte de l’engagement. »

Ou bien, je vous laisse comme ça… Pantois, interloqué, dubitatif, pensif, pressé, fatigué, amusé (dans l’état où vous voulez) par tant de désordre dans cet endroit ;-)