Let’s go (alea jacta est)

Sauter dans le vide… Avec un parachute, certes. Mais ça ressemble à ça, j’imagine, quand tu te jettes de l’avion, que tu vois la terre en minuscule et toi tu dois pas te sentir bien grand non plus, tellement léger comme une… plume.
Voilà, c’est ça le thème de ce billet : la plume. (Oh mon ami Pierrot, j’ai écouté tes conseils, et j’ai attendu un peu, l’idée est venue, c’était évident, les 4 pages, elles étaient là sous mes yeux)

Il y a eu le titre à trouver. Pas facile, pas sûre qu’il soit définitif. Pour le précédent, j’ai commencé par savoir le titre.

La plume, parce que c’est une histoire d’écriture. Ça fait deux ans que j’écris ce roman. Entre temps, mon père est mort et il y a eu forcément des pauses. Forcées, à cause de toute cette mort qui rôdait dans chaque ligne que j’écrivais et ça n’était pas le sujet du livre. (tiens, je pense tout à coup, celui-là il ne lira pas) (peut-être que personne ne le lira remarquez)

C’est un auteur qui a peur, avec du vide à l’intérieur, depuis qu’il a glissé les enveloppes dans la boîte aux lettres. Ça n’est pas le résumé du livre, c’est la vie de sophie ce mardi soir.

On se demande pourquoi on se met dans ces situations-là, hein ?
On se demande aussi pourquoi on ne peut pas faire autrement que d’y aller à tout prix ? Qu’on préfère ça que pas, que rien.

Je ne voulais pas écrire sur ça au départ, je voulais résister à la tentation de m’épancher sur vos épaules, je voulais garder tout ça pour nourrir le bulot de dimanche prochain (y’a matière…), je ne voulais pas tout dévoiler des frayeurs, et peut-être survivre ;-) jusqu’à la bonne surprise finale… Alors, j’aurais fanfaronné, je vous aurais transmis ces énergies et ces bonheurs que j’aime écrire ici et vous donner du cœur à vos ouvrages.

Sauf que, de plus en plus narcisse, de plus en plus entourée, je voulais vous dire aussi que le point final avait été tapé, que le manuscrit était parti chercher un maître, et que peut-être bientôt je me retrouve entre vos mains grâce à la magie de la littérature.
En attendant : je suis entre l’avion et le sol, j’ai le vertige, et j’espère que le parachute va s’ouvrir !