fiction à 56 watts

Je vais faire du vélo dans une salle de sports.
Au rez-de-chaussée, je croise les hommes qui courent sur les tapis ou soufflent fort en portant des haltères. On se salue.
La pièce vélo est au dernier étage. Souvent il n’y a que moi parce que j’y vais de bonne heure. Là-haut, tous les vélos sont tournés vers la fenêtre. Avec les écouteurs sur les oreilles, je n’entends pas si quelqu’un arrive. Je pédale sans savoir ce qui se passe derrière mon dos.

Plusieurs fois, je me suis retournée pour vérifier.
Parfois, il y avait bien quelqu’un, qui faisait des exercices sur un tapis.
Parfois rien, mais j’ai sursauté quand même.
Dans le polar que je lis en ce moment – et qui est mal écrit –, l’assassin fréquente les salles de gym…

En revenant de la salle de sport : je croise des gens qui n’ont pas dormi chez eux.
Tout à l’heure, il y avait un garçon très joli, avec un sourire doux, il fumait une cigarette. J’ai vu le souvenir de sa nuit dans son regard.
Peut-être que j’ai trop d’imagination.

Texte 21 ≈ Sortir du vide ≈ journal vrai/faux de Sophie Poirier ≈ lire l’ensemble des textes de Sortir du Vide un texte au hasard

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