Matin dans une grande ville, 1944 (titre d’un tableau)

Texte 27 ≈ Sortir du vide ≈ journal vrai/faux de Sophie Poirier ≈ « Quelquefois je veux tout faire en même temps, alors je pose une chose, j’attrape un truc, je prépare, je viens dans un sens (…)

Quelquefois je veux tout faire en même temps, alors je pose une chose, j’attrape un truc, je prépare, je viens dans un sens, je regarde la pièce toute entière, je repose, je vais m’assoir pour écrire.
Et j’entends au loin l’eau qui déborde de la bouilloire…

Je suis sûre que bientôt des gens vont s’agacer de l’omniprésence d’Edward Hopper. Il y a systématiquement des gens qui s’agacent des bonheurs partagés par le plus grand nombre.
On est toujours le snob de quelqu’un.

Il y a la pluie et Dominique Blanc à la radio qui lit Verlaine – que je préfère à Rimbaud. Pourtant ça n’est pas par snobisme que j’écris cela.

Il a été question ces derniers jours d’une vie qui ne laisserait pas tranquille. Ça serait mieux.
Voilà qu’on arrive à des vides et des montagnes, des bosses ou des calmes, trop plats.
Mélangez.
C’est fatigant parfois de ne pas comprendre pourquoi c’est foutu comme ça.
Et puis de temps en temps : des grands fous rires.

Voilà ! Maintenant, je me brûle en buvant mon thé. Forcément.
L’eau est bien trop chaude…


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