Bilan-Foutraque 2012 : Pagaille ultime AU CŒUR de l’expérience du désordre.

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Allez roulez bolides, cette année j’ai fait grand huit !

2012, saufs.
Mais c’était plein de petits fins de mondes.

Désormais je dis ce genre de phrases : « au printemps, j’ai eu un problème de santé. »
Et maintenant j’ai MA cardiologue. (je ne dis plus Mon éditeur- sauf pour dire qu’il a pris sa retraite, mais je suis prête pour le prochain) (où il veut quand il veut)

Techniquement Immortel. Le mot fait partie du dico qu’on écrit avec mes amis. Ma bande d’immortels. Quelque chose de partagé qui va plus loin que des apéros corsés : plutôt les mains serrées au-dessus du précipice et on se retient. Hommage à nos vertiges contrôlés. Avec le rire, bon dieu comme c’est bon de rire ensemble !
Avec la PuraVida aussi en décor, les dingueries et cette putain de sensation de VIVRE.
Pensée à celui qui nous a reçus comme si  « de rien n’était », alors que. Merci encore à ceux qui nous ont emmenés jusque-là. 

Le début des émerveillements, avec toujours le pincement au coeur.

Cette année, j’ai failli mourir. Est-ce que je peux dire ça ? Oui. Non.
C’est tentant comme phrase pour pimenter la conversation et les bilans de Sylvestre.
On ne voudrait pas vouloir la dire chaque année, mais la dire une fois c’est excitant.
Et puis, ça vous change un peu les perspectives…

Au passage des montées et des descentes, j’ai trouvé certaines personnes bien mal élevées. Ou mal embouchées.
Je ne dirai pas que des choses m’ont fait mal au cœur, parce que franchement au début je n’avais pas mal.
Même, je ne savais pas que j’avais le cœur à ce point endommagé.
Mais j’ai retenu (dans ma mémoire courte) Et je fais maintenant avec la distance de sécurité.

Cette année, j’ai fait mes erreurs. La bonne dose.
J’ai aussi compris que se fondre dans les exigences qu’ont les autres pour soi (moi.toi.vous) ne me convenait pas du tout. Surtout j’ai compris qu’il fallait que ça cesse. Mais c’est très compliqué de s’écarter de ceux qui ont autorité sur nous. Surtout quand on les aime un peu-beaucoup. Encore. Alors qu’il vaudrait mieux pas.

 En 2012, j’ai su à quel point je désirais la délicatesse. La tendresse.
La délicatesse des pudeurs, la tendresse après les aveux.
La délicatesse des hésitations, la tendresse au milieu des décisions.
La délicatesse pour l’autre, la tendresse pour lui dire d’y aller. Et de prendre soin.

Je ne lâche pas ce morceau.
On dira ce qu’on voudra, moi je danse moi je danse.
On dira ce qu’on voudra, c’est très important ces choses-là.
Cette peur farouche que ça, danser, je ne pourrais plus jamais.
Et puis si : me voilà ! Yeah !

Oh j’ai vu tellement de larmes dans les yeux cette année. Tellement.
Et après j’ai retrouvé forme (+5 kilos) et vie (3 x 40 minutes d’activités physiques par semaine) : je croisais des gens, et j’avais l’impression d’être un happy end.

J’ai écrit des tas de mots. Vous n’en avez lu qu’un petit bout.
L’Autre blog  me va bien. La vie d’écritures me va très bien.
J’attends plus. J’en veux encore.

PS1: j’ai relu les autres bilans écrits.

  • En 2010, j’écrivais que je sortais du train-fantôme et ça donnait un sacré bilan.

PS2 : à suivre… le bilan-photos.