j’en suis à la page 65

J’ai commencé à lire un livre dans lequel il est écrit : « Dehors, elle fut instantanément happée par le bleu intense de la nuit de ce début d’été, que le halo des lampadaires environnants faisaient scintiller. Saisie d’un indéfinissable sentiment de liberté (…) »

J’ai prié pour que jamais je n’ai écrit dans aucun de mes textes des phrases pareilles.
Surtout le : « Saisie d’un indéfinissable sentiment de liberté ».
Ça aurait pu arriver parce que c’est une sensation que je connais : le sentiment de liberté qui vous saisit. Donc j’aurais pu vouloir le décrire, et du coup écrire le fameux « Saisie d’un indéfinissable etc »

Une fois passé l’effroi de cette phrase, je m’interroge :  Peut-on réellement être saisie par quelque chose d’indéfini ?

Je ne sais pas pourquoi mais quelque chose me dit que je ne vais pas lire jusqu’au bout ce Roman de l’été-de poche vendu à des milliers d’exemplaires…


Texte 36 ≈ Sortir du vide ≈ journal vrai/faux de Sophie Poirier
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