et je parle encore de moi

Il y a (parfois) de l’utilité à ranger et à expliquer. Ce billet est une sorte de mode d’emploi/bilan/trucs à faire au sujet de mon écriture.
L’expérience du désordre continue d’être le portail fouillis et fourni de mes écritures/humeurs/commandes/réflexions variés.
J’y glisse davantage de ma vie professionnelle, notamment des chroniques issues de ma collaboration suivie et mensuelle avec Junkpage, un magazine papier pour lequel je travaille. Cependant ça ne suffit pas à mon salaire… (à mon bonheur, si, ça pourrait presque suffire) (avec des livres)
Donc si vous cherchez des gens qui écrivent : j’étudie les projets.

– Voici aussi quelques épisodes d’un exercice que j’avais commencé à expérimenter et que Thomas Parisot et Sud Web m’ont permis de développer en toute liberté : Les rapports d’étonnement. Je les ai rangé ensemble sous ce titre.
Idée : je peux faire Candide pendant vos événements. C’est moins sexy qu’une fille qui sort d’un gâteau mais ça a d’autres avantages (intellectuels).

Sortir du vide reste un blog minimaliste, espace pour une écriture « courte » que j’imaginais quotidienne. Mais le quotidien ne me réussit pas. J’ai longtemps envisagé la régularité comme le signe d’une discipline qu’il serait obligatoire d’atteindre (et donc ne l’atteignant pas, je me mis souvent en face de mon incapacité à être disciplinée) (cqfd). Il est temps d’assumer (et de lutter contre les règles du marketing) (le marketing se cache partout, même en soi. Ne suis-je pas là en train de faire ma promotion…). Donc sur le blog Sortir du vide : j’écris quand j’ai quelque chose à dire.

Et en ce moment, j’ai besoin de mon inspiration pour plusieurs autres choses importantes.
(Parfois, quand je vois ce que représente en « choses écrites » tout ce que j’ai posté sur mes blogs, je m’attriste : c’est si vite noyé…)

Donc les projets…
J’ai « renoncé » au précédent manuscrit. J’ai tout poussé dans un coin le jour où j’ai compris que ce texte manquait d’énergie (celle que j’ai perdue entre le moment de l’idée et les envois et la re-lecture et le re-écriture). Je corrigeais, insufflais, modifiais, j’étais presque à la fin, une quinzaine de pages encore à retravailler. Et tout d’un coup, j’ai eu besoin d’enthousiasme plus que de labeur, d’où le fait de renoncer ponctuellement à ce texte : au début il s’appelait Lunel, puis Au point kilométrique, puis PK50, puis finalement Le mensonge. Mais comme il est dans mon tiroir, on s’en fout du titre.
L’enthousiasme, je l’ai pour mon Isis Fortune, personnage du texte en cours de création. Elle me réjouit… J’espère qu’elle ne finira pas dans un tiroir ;-)

L’autre travail en cours (de taille) qui me réjouit aussi, c’est celui d’une belle commande : pour la biennale d’art panOramas qui se déroule dans un vaste territoire d’espaces verts (le parc des coteaux – rive droite de Bordeaux) il m’a été demandé d’écrire une Mythologie (du lieu et de l’événement). Lors de la troisième édition (27 & 28 septembre) : le livre fera aussi l’objet d’une lecture avec Sophie Robin.
J’adore cette situation ! Adorer ne veut pas dire pour autant « tout va bien je suis légère comme une plume ». Une plume, quand elle est entre vos doigts (qui comprendra cette image dans 100 ans ?!), peut avoir le poids d’un livre à faire… périlleux.

Et aussi la finalisation d’un petit livre/expo avec mon peintre : Je me mets à votre place. Une série de portraits courts avec ses illustrations. Bientôt j’en reparle…

Dans mes envies, il y a celle de transformer mon premier roman édité La libraire a aimé en BD donc travailler avec un dessinateur BD au scénario et puis j’ai un autre manuscrit qui attend ses dessins coquins…
Et dans un autre coin d’envie, il y a aussi le récit du coeur opéré dont j’espère un jour faire quelque chose.

Voilà. Pour ceux que ça intéresse…
Sinon les autres, allez lire ailleurs si j’y suis pas ;-) y’a plein d’endroits où j’y suis pas.