Le regret de Rome

Parmi les rêves qu’on fait et le temps qui passe et quelques-uns qui se mettent dans la liste des tant pis trop tard raté jamais, il y a La Villa Médicis, un jour aller écrire à La Villa Médicis…
À partir de maintenant, l’âge pour déposer sa candidature c’est d’être né après le 1er janvier 1971.
À partir de maintenant, je ne réaliserai donc jamais ce désir qui sans doute n’était pas un vrai désir – puisque je n’avais jamais rempli le dossier maintes fois téléchargé.

Que serait un vrai désir ? Ceux qui vous font poser des questions pas raisonnables/écrire des lettres/oser ouvrir une porte/monter dans des trains ou des avions/ et ça provoque des réponses, des événements, des changements, des chapitres suivants ou simplement la possibilité d’assouvir.

Donc un dossier qu’on ne remplit pas n’a pas beaucoup de désir en soi, n’est-ce pas, mais quand même ce soir, après avoir inventé le Sentiment de Bomarzo, je découvre cet autre état inventé qu’on appellera désormais « le regret de Rome ».
Qui signifierait ainsi : regretter quelque chose que l’on a jamais assez désiré.

CB-voixentredansladanse