J’ai ma bibliothèque dans la peau !

Vous devriez lire dans le Télérama n°3291, celui de cette semaine (2/8/2013) l’article de Juliette Cerf, ADN Molécule envahissante. Elle y chronique le livre  « ADN superstar ou superflic ? les citoyens face à une molécule envahissante. » Je me suis arrêtée dessus à cause de son intro qui fait référence à Fahrenheit 451 et les hommes qui apprennent par coeur les livres pour les sauver.

Juliette Cerf pose cette question :« Tout le savoir dans la peau ? » et je pense évidemment à « La bibliothèque des livres vivants », le spectacle de Frédéric Maragnani.
J’y pense encore plus quand je lis plus loin que les scientifiques anglais viennent d’encoder « sur quelques brins artificiels d’ADN les sonnets de Shakespeare et un enregistrement sonore du discours de martin Luther King ».
Ils envisagent notre ADN comme « le support de conservation de demain », le top de l’archivage !

(Est-ce que ce que nous apprenons par coeur s’inscrit dans notre ADN ? Est-ce qu’au fin fond de moi subsistent toutes mes lectures ? Est-ce qu’on peut imaginer qu’un jour on est encodé en soi notre héritage culturel ? Ce pourrait être merveilleux comme épouvantable… Obligé de vivre avec tous les Barbara Cartland dévorés par une arrière-grand mère un peu fleur bleue… Il y a matière à imaginer des scénarios, non ?)

Bref. L’article de Juliette Cerf assez drôlement bien écrit poursuit la comparaison de notre ADN en super héros qui « parle » pour dire les choses les plus secrètes ou « qui demeure muet » tel un tombeau sacré qui ne livrera jamais ses réponses. C’est ce rôle puissant qu’on donne à l’ADN qu’interrogent apparemment les auteurs dans leur livre.

Un petit article qui peut donner des envies de lire comme d’écrire ;-)
PS à suivre : Une autre raison de l’acheter ce Télérama, le dossier Mon cerveau a-t-il muté ? mais sans doute j’en reparle ici.