Mon vrac du A

avventura-title-screen

C’est la rigueur, l’austérité, le triple AAA (comme un grand éclat de rire légèrement diabolique) devient soudain une expression usuelle. Une agence de notation fait même des « erreurs malencontreuses » en balançant des fausses notes (vous dire si les conséquences de leurs actes sont mûrement réfléchis), mais paraît que le président (NS), lui, dort bien… alors.
(depuis l’écriture de ce texte, la France a perdu un A)

Avec la TVA qui grimpe aux rideaux, le débat est lancé, les pétitions aussi : la TVA du livre va passer de 5,5 à 7. Il est question de marge, pour les libraires en particulier que l’on présente agonisants ces temps-ci . Donc la question est : Le livre est-il une denrée « de première nécessité » ?
Pour quelqu’un comme moi, évidemment oui. Quelque soit ma situation financière, je n’ai jamais cessé de lire. J’ai emprunté quand c’était trop dur, j’en achète beaucoup et des gros quand ça va mieux. Et je conçois que pour ceux « qui n’ont pas le goût », cela n’ait aucun sens de comparer la lecture à un paquet de nouilles. Mais… (J’avais lu cet article sur l’impact de la lecture en prison, lecture qui a un effet sur la diminution du taux de récidive chez les prisonniers. Attention, il ne s’agit pas simplement de distribuer des bouquins pourris et basta, mais de vrais clubs de lecture où juges et prisonniers discutent ensemble du livre lu. Lisez l’article en entier, l’expérience est étonnante.)
De mon côté, je parlais ici du pouvoir de la littérature.
Extrait : « Pas de ce pouvoir dont on use pour asservir l’autre, mais ce pouvoir qui est une puissance, une énergie, une incomparable force à soulever les montagnes, les hautes devant soi et celles du dedans… »
(depuis l’écriture de ce texte, pour le livre, la question de la TVA a été réglée ponctuellement)

A comme Art : Je constate mercredi soir (Exposition « Sociétés secrètes » au CAPC) (on en reparlera) (ou pas d’ailleurs) que je ne peux accéder à certaines œuvres d’art parce que je ne suis pas bilingue (en anglais, je précise) (parce que sinon je sais très bien me servir de ma langue et sans parler en plus).
Quand une œuvre n’est que texte (texte long en plus), serait-ce trop demander que d’avoir une traduction ? Enfin, bon, j’dis ça comme ça. Restez donc entre gens qui parlent couramment l’anglais et qui considèrent que c’est naturel de le parler, j’ai qu’à apprendre me direz-vous (mais voilà, je ne peux pas tout faire, je trie, là par exemple j’apprends à faire des travaux dans un lieu… Tatata… Suspense)

Sinon, quoi d’autre en A… Y’a le printemps en automne, Noël en novembre (les sapins sont installés sur les places bordelaises, oui, oui), on sent bien que le chaos se rapproche dangereusement, on en serait au premier A d’Apocalypse que ça ne me surprendrait pas (doit y’en avoir un triple aussi, on a un peu de temps devant nous)
Peut-être qu’un A comme celui d’Auster (Paul, Paul Auster) et son Sunset Park qui est ma lecture du moment, fluide, avec sa voix qui me raconte les histoires, je lis quelques pages chaque soir, lentement, les doigts engourdis par les travaux de bricolage, le corps tout fatigué je sombre vite.
D’ailleurs, là, puisque je parle de mon corps fatigué (à cause des travaux… Suspense…) je m’insurge contre cette époque où l’on collait de la moquette sur les murs qu’en plus on agrafait furieusement – au cas où ça se décolle ?! Non, non, je te rassure, ça se décolle pas tout seul vu la tonne de glu que t’as mis imbécile de type qui a fait ça y’a 15 ans, ça tient même encore très bien, genre à l’épreuve des Apocalypses et autres bullshits et catastrophes de notation ! (t’as vu comme je retombe carrément bien sur mes pattes…)

Et pour finir, quelques secondes de mouettes sur fond de Garonne (le lien m’échappe moi-même, car le cri de la mouette est plutôt en i qu’en A, mais si tout était censé ici, ça ne serait plus un désordre)