Mon vrac du B

Le troisième A perdu, de façon quasi divine, avec Standards & Poors… (en traduction littérale, ça donne quand même « dans la norme et pauvres », donc on devait pas s’attendre à autre chose qu’une lente descente vers les profondeurs du Z de l’alphabet) (nous sommes tous des Standards & poors) (oui, c’est dur à avaler, mais il ne tient qu’à nous de devenir des Particulars & Richs)
Donc moins un A plus tard, le B nous tend les Bras. (même si on en a encore 2 des A, 3 A valent apparemment mieux que 2, mais 2 A c’est déjà mieux qu’un seul, mieux aussi que 2 be 3, quoi que, bon, revenons au B…)

Donc après A, c’est le Bordel ? Ah, non, pas encore… D’abord, il y a les présidentielles, les Bras de fer en tous genres, les Bavardages, et les Bulletins de vote.

Du B et du Bon livre : Je lis le dernier livre de Nicole Krauss, La grande maison (et aussi je vous recommande encore L’Histoire de l’amour, le précédent).

Du Bulot demain, car c’est dimanche et Chronique, et j’ai bien expérimenté ce début de semaine la torpeur du Bulot, hagard et vide.

– Un B comme Biélorussie ou Black Diamonds (nom d’une Boîte de nuit Bordelaise) (y’a des B partout en fait !) : Pourquoi j’étais là ? Juste parce qu’on voulait danser, des fois on fait des vendredi swing et il faut qu’on danse absolument, pas loin de chez nous, on y va à pieds, on s’en fout de l’heure qu’il est, faut danser. Dans cet endroit-là, les filles de 18 ans sont blondes, avec des chaussures perchées, des looks de magazine, elles s’agitent au milieu des vieux Beaux et des cartes Bleues. La Barmaid fait une sorte de chorégraphie sexy pour servir le champagne (avec un petit geste de la hanche, hop) et sourit comme un automate qui défile pour Dolce & Gabana.
J’avais l’impression d’être dans un pays de l’est, ou dans les années 80, ou les deux à la fois. Les jeunes ont l’air vieux, les vieux ont pas l’air jeunes mais font comme si. On croise des hommes en cols roulés rouges, en pull jacquard, en veste bleu marine avec boutons dorés… Une femme seule enveloppée d’un Boa rose, qui discrètement enlève de son talon de 12 le pied fatigué, qu’elle frotte sur son bas couture, elle a l’air de sortir d’un film des frères Coen, envie d’en faire un personnage de livre.
C’est la province qui se prend pour la capitale, Bling-bling et ringard, pas de compromis ici : standards & poors des pieds à la tête.

Le B du bof : la tentation serait grande, mais il va falloir résister. Nous ne deviendrons pas les AquaBonistes dont ils rêvent : nous avons envie de danser, et même au milieu des Bruits de Bourses et des Bimbos un peu Bébêtes, nous danserons. N’oubliez pas : les Bombes atomiques, c’est nous !