dystopie provisoire (53)


On avait l’impression que nous étions moins nombreux sur terre.
Parfois, notre voiture seule sur plusieurs kilomètres.
J’imagine la science-fiction. Il n’y a plus personne.
Je propose à mon fils, un peu comme les jeux qu’on faisait autrefois quand il était petit :
Le prochain humain qu’on croise, on va dire que c’est le seul qui reste. Le héros pour la suite de l’histoire. Ok ?
Au péage, comme on nous a prêté un BIP, les barrières se soulèvent toutes seules à notre arrivée. Ça a l’air simple de franchir les limites.
On traverse un paysage vide.
Rien. Pas âme qui vive.
À la station-service, on entend une voix qui indique Les toilettes sont à l’arrière du bâtiment.
Et puis, il est là enfin. L’autre.

Un chauffeur-routier en slip sur une aire d’autoroute.
Finalement : a-t-on vraiment besoin d’un guide ?

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