Explication des chroniques

Sur ce site L’expérience du désordre, vous trouverez plusieurs « histoires » écrites en épisode ou chroniques. Cette façon d’écrire a commencé il y a dix ans avec les « philo-sophie » une sorte de lettre hebdomadaire que j’envoyais par mail à mes copines, où je faisais croire que j’y connaissais quelque chose en philosophie. C’était une époque où je ne travaillais pas le lundi, ce que je trouvais délicieux, et j’avais décidé de faire sourire mes amies avec ce courrier pas sérieux du lundi. Vous pouvez les lire ici même si je ne suis pas sûre de les avoir toutes rangées. L’écriture est peut-être moins maîtrisée…

Ensuite, dans l’esprit chronique, il y a eu les Réflexions du Bulot. Né quasiment d’une blague, le Bulot est devenu le héros existentiel d’un récit d’une douzaine d’épisodes à la gloire des vies molles et recluses. Cette fois-ci c’était pour une lecture du dimanche, à traverser l’hiver de novembre 2011 à avril 2012. Les chroniques du Bulot ont eu leur petit succès, je me souviens d’un jour sur une terrasse de café où une fille m’avait interpellée « C’est toi qui écris le Bulot ? » et passée la seconde de surprise et d’autosatisfaction parce qu’elle avait enchainé sur un J’adooore, je m’étais dit « C’est malin, moi qui m’évertue à essayer d’écrire des livres intelligents, je vais connaître la gloire à cause d’un mollusque… » Si vous le lisez aujourd’hui, vous verrez combien le Bulot était précurseur d’une forme de confinement qui nous unit aujourd’hui. J’ai arrêté de les écrire, attrapée en plein vol par un accident de parcours.

Sous le titre de Moncoeur, j’ai fait de mon opération du coeur un récit délivré en épisodes. Je l’ai publié ici, chapitre après chapitre (le prologue et le premier), et je n’ai jamais écrit le dernier, malgré plusieurs idées de fins qui me sont arrivées. Je me suis appliquée à rester dans la littérature, même si l’aspect témoignage est évidemment prégnant. Je reçois de temps en temps des messages d’opérés. L’opération a eu lieu en mai 2012.

Le journal Pour sortir du vide a été commencé en août 2012. Écrire était difficile. J’avais arrêté de fumer (j’en parle ici) et je n’arrivais pas du tout à me concentrer et rester en place devant l’ordinateur. J’ai repris l’écriture en marchant dans la campagne et en m’enregistrant, je parlais et je marchais, et quand j’écoutais ensuite l’enregistrement, je me souviens que j’aimais beaucoup entendre mon souffle au milieu des phrases. Comme une preuve de vie : je respire, donc j’écris. Je faisais un texte très court chaque jour (ou presque) à partir de cette promenade sonore. Au début, je le publiais dans un autre blog, à part, pour que ça fasse vraiment journal. J’ai tenu un moment avec cet exercice, que je reprends de temps en temps. J’ai décidé ensuite de mettre ces textes ici aussi – tout dans l’Expérience du désordre – sous le titre de Journal pour sortir du vide donc, mais je n’ai pas encore fini de tout basculer d’un blog à l’autre. Mais il y a déjà de quoi lire !

En mai 2013, j’ai commencé dans le magazine Junkpage à écrire les déambulations, une autre histoire en épisodes (mensuels), des promenades à ma façon. Si vous avez besoin d’évasion et de paysages, vous pouvez cheminer en les lisant ici.

Les Chroniques isolées commencées ce lundi 16 mars 2020, ressemblent à ce Journal pour sortir du vide, vrai-faux (parce que j’invente quelquefois ou j’exagère), qui m’a tellement aidée à retrouver l’écriture (après le choc de l’opération, je me débattais un peu pour ne pas devenir totalement tragique) et la légèreté. Je vais essayer de me tenir à cette écriture quotidienne, mais je ne garantis rien, ne sachant pas ce que l’avenir nous réserve ni quelle capacité j’ai à traverser « notre crise sanitaire la plus grand du siècle » en gardant le sourire.
En réalité, mon fils est sur un autre continent (et ces longues distances dans ces cas-là semblent démultipliées) et surtout, je ne peux pas aller caresser la joue de ma maman très malade alors que je sais que ce contact-là est une des rares choses qui lui donnent encore un sourire. En réalité, j’espère que nous n’allons pas mourir, personne qu’on aime, ni les autres.

Écrire a toujours été ma façon de vivre avec le monde, les événements, d’en faire quelque chose… Publier des textes ici permet le partage du désordre et de son expérience.

Vous trouverez à lire aussi des tas d’autres choses d’humeurs et de livres et de projets etc, libre à vous de fouiller ou pas. Bonnes lectures…

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