de la grève (32)

J’étais au bout du boulevard, ça faisait une rue droite et longue en face de moi, elle semblait comme une autre rive. Inatteignable. L’horizon. La mer bleue. J’étais sur le quai, un port minuscule et j’attendais un Ferry. Oui, j’étais sur cette île et j’attendais un Ferry pour la quitter mais le Ferry ne venait pas.
Un habitant de l’île m’a dit Oh les bateaux ne viendront plus, pas avant quatre semaines…
C’est comme ça la vie sur une île, quelquefois on reste sans nouvelle du continent, sans lien. Nous, on est habitués, on a grandi ici. Avec la pêche, le système D, les chèvres dans la montagne, le miel qui sent le thym, on espère juste que rien de grave n’arrive avant le prochain bateau. On est tranquilles.

Mais les nouveaux, ça leur fait drôle au début.

Lire la première
Lire le Prologue
Lire la précédente
Lire la suivante le temps se mélange (33)
Toutes les chroniques isolées

un commentaire

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :